Définition & Diagnostic
Le cancer digestif, gastrique et hépatique désignent l’ensemble des tumeurs malignes qui se développent avec comme point de départ le tube digestif – l’œsophage, l’estomac, l’intestin grêle, le côlon, le rectum et jusqu’à l’anus – ou les glandes qui lui sont annexées – le foie ou le pancréas.
Pour la majorité d’entre elles, ces tumeurs sont des adénocarcinomes, c’est-à-dire qu’elles ont pour origine les muqueuses qui tapissent les parois du tube digestif ou des canaux excréteurs des glandes. Les carcinomes épidermoïdes se rencontrent plus volontiers auniveau de l’oesophage et du canal anal. Le nombre de nouveaux cas identifiés chaque année est en augmentation.
Les cancers digestifs les plus fréquents sont le cancer du côlon et du rectum ainsi que celui du pancréas.
Cancer colorectal
Au Maroc, le cancer colorectal (CCR) est le troisième cancer le plus courant chez les hommes et les femmes (2484 cas par an, soit 7,1% du total).
Il touche quasiment autant d’hommes que de femmes et survient plutôt tardivement : l’âge moyen au moment du diagnostic est de 71 ans chez les hommes et de 73 ans chez les femmes. Le cancer colorectal est rare avant 50 ans.
L’évolution des modes de vie pourrait également expliquer ce phénomène. Il a été montré que les apports caloriques élevés pourraient favoriser la survenue du cancer du côlon.
Le tabac et l’alcool pourraient également jouer un rôle néfaste. À l’inverse, il est établi que la consommation régulière de fibres (légumes, fruits, céréales) et l’activité physique jouent un rôle protecteur.
Symptômes
Les signes évocateurs, surtout après 50 ans, qui doivent conduire
à consulter son médecin sont notamment :
- l’observation de saignements dans les selles ou au moment de celles-ci ;
- une modification du transit intestinal ;
- des douleurs abdominales ;
- ou la découverte d’une masse abdominale (au niveau du ventre).
Ces signes ne sont toutefois pas spécifiques du cancer colorectal. L’examen clinique réalisé par le médecin doit dès lors comprendre la palpation de l’abdomen et un toucher rectal. Le médecin doit également prendre en compte les antécédents personnels et familiaux de cancer colorectal et de polypes.
Traitement Colorectal
Le traitement du cancer du côlon ou du rectum repose essentiellement sur la chirurgie. L’opération vise à retirer la tumeur ainsi que les ganglions environnants éventuellement touchés.
Le type d’intervention est déterminé par le chirurgien et l’oncologue en fonction des caractéristiques de la lésion cancéreuse et de l’état de santé général du patient.
Dans le cas d’un cancer du côlon, en fonction de son stade au moment du diagnostic, une chimiothérapie peut être ensuite proposée. Ce traitement du cancer colorectal a pour but d’éliminer les éventuelles cellules cancéreuses restantes après l’opération et de réduire le risque de récidive.
Pour le cancer du rectum, selon les caractéristiques de la lésion, une radiothérapie, peut être proposée avant l’intervention chirurgicale. D’autres traitements adjuvants peuvent être proposés en complément comme :
- La chimiothérapie
- Les thérapies ciblées
- L’immunothérapie
Dans plusieurs cas, la chimiothérapie peut être évitée.
Le suivi après un cancer colorectal
Une fois le traitement terminé, une surveillance médicale régulière est indispensable afin de détecter le plus précocement possible la survenue d’une éventuelle récidive ou d’une localisation secondaire du cancer.
Dans le cadre du suivi :
- En règle générale, un examen clinique accompagné d’examens d’imagerie médicale sont proposés au rythme de tous les 3 mois pendant 3 ans puis tous les 6 mois pendant 2 ans ;
- Il est recommandé de réaliser une coloscopie totale 2 ou 3 ans après l’intervention, puis tous les 5 ans.
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