Image Alt Immunothérapie - Objectifs, indications et traitement mis en pratique .

Immunothérapie

Définition

L’immunothérapie consiste à administrer des substances stimulant les défenses immunitaires du malade contre des infections, certains cancers hématologiques (Autrement dit, du sang), des maladies dégénératives ou auto-immunes. Ceci inclut les thérapies utilisant des protéines (Anticorps) produites par les cellules du système immunitaire, sans que l’objectif de cette thérapie ne soit nécessairement la stimulation de l’immunité On distingue l’immunothérapie locale (rare) et l’immunothérapie générale (beaucoup plus fréquente).

Objectifs

Les thérapies sériques puis plus généralement l'immunothérapie peuvent :

Avoir un objectif général

il est alors atteint via le transfert d’anticorps produits dans le sang d’un organisme sain.

Cibler une maladie spécifique

Dans ce cas, les anticorps sont transférés, avec le sang ou le sérum, d’un organisme ayant été infecté par le virus ou la bactérie que l’on souhaite combattre et déjà en voie de guérison.

Cibler une intoxication

le sérum provient alors d’un animal qui a résisté à la toxine en question

Indications et traitement en pratique

Lorsque le système immunitaire est complètement fonctionnel, celui-ci a l’étonnante capacité d’éliminer les cellules cancéreuses de façon autonome.
Dans un corps en bonne santé, le système immunitaire élimine jusqu’à 150 000 cellules cancéreuses qui peuvent émerger chaque jour. Les cellules dendritiques qui jouent le rôle de généraux sont informées de la présence des cellules ennemies et elles peuvent à ce moment-là activer les cellules T et les cellules tueuses naturelles qui jouent le rôle de soldats.
Chaque cellule-soldat peut à son tour être éliminée. Une cellule-ennemi et la DCT peut produire entre 40 à 60 millions de ces cellules par jour.
La TCD en 5 étapes :

  • 1. Isolation des monocytes issus du sang du patient
  • 2. Culture de cellules dendritiques à partir des monocytes
  • 3. « Priming » : amorçage des cellules dendritiques avec l’antigène du cancer
  • 4. Instruction des cellules immunitaires
  • 5. Traçage et élimination des cellules cancéreuses

Les médicaments et Techniques anticancéreux utilisés

L’immunothérapie désigne une gamme de traitements destinés à stimuler l’immunité chez un patient. Ces traitements comprennent des vaccins, des inhibiteurs du contrôle immunitaire, des lymphocytes T, des immunothérapies à base de virus oncolytique.

1- Immunothérapie locale : Utilisée dans le cas du cancer de la vessie pour limiter les récidives à la suite de l’ablation chirurgicale du cancer. Le principe consiste à stimuler l’immunité locale par des irrigations locales de la vessie à l’aide d’une solution contenant du BCG.

2- Immunothérapie générale : L’immunothérapie générale consiste à injecter par voie générale des immunoglobulines, des cytokines ou des interférons recombinants, produits par génie génétique. Les interférons alpha et gamma, l’interleukine 2 sont les cytokines les plus souvent utilisées actuellement. L’interleukine 2 est indiquée dans le traitement du cancer du rein métastatique et dans le mélanome métastatique ainsi qu’en traitement adjuvant des mélanomes de mauvais pronostic.

3- Le rituximab est indiqué pour le traitement de patients atteints de lymphomes folliculaires de stade III-IV en cas de chimiorésistance ou à partir de la deuxième rechute après chimiothérapie.

4- Le trastuzumab est administré aux patients ayant un cancer du sein résistant au traitement habituel en raison de la surabondance d’un récepteur spécifique dans leurs cellules.

Les effets secondaires possibles

Chez un petit nombre de patients atteints d’un cancer avancé, certains médicaments de l’immunothérapie qui visaient à traiter ce cancer, peuvent au contraire accélérer très fortement (en une à deux semaines parfois) sa progression, pour des raisons encore mal comprises. Les patients concernés par ce problème semblent porter une altération génétique rare, (copies supplémentaires des gènes de lutte contre le cancer MDM2ou MDM4).

Les médicaments d’immunothérapies augmentent (plus ou moins selon le type de molécule mais de manière statistiquement significative) certaines comorbidités, ils accroissent le risque de dépression (douleur générale, refus du traitement et dégradation du niveau de vie). Ils peuvent également accroître le risque d’anxiété voire d’idées suicidaires Et ce, plus fortement voire de manière « alarmante » pour certains médicaments (ex : méthotrexate, léflunomide, hydroxychloroquine et des médicaments dits biologiques (biotechnologiques).

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